
Philippe Saint-Andre prend ses repères
© LANGLOIS / AFP
Réunis depuis dimanche soir au Centre national de Marcoussis, les 30 joueurs appelés par Philippe Saint-André et ses adjoints ont débuté un stage de trois jours complets. Le nouveau sélectionneur en profite pour annoncer les règles du jeu, présenter les systèmes, et faire connaissance. Comme le premier joueur à l’école en somme.
Lagisquet donne le ton
C’était une rentrée des classes. Pour les nouveaux comme pour les plus expérimentés joueurs de l’équipe de France, c’était la première journée à Marcoussis sous la houlette de Philippe Saint-André, Yannick Bru et Patrice Lagisquet. Trois jours complets ensemble, voilà le menu de ce premier rassemblement de l’ère PSA. Une première prise de contact pour gagner du temps lors de la courte préparation au premier match du Tournoi des VI Nations, contre l’Italie le 4 février.
Dans le détail, des entretiens individuels, des réunions sur les règles de vie, sur les systèmes de jeu, et la mise en pratique. Sur le terrain, avec déjà les premiers pas remarqués de Patrice Lagisquet, venu arrêter le jeu après seulement quelques secondes pour corriger le tir. « Il nous avait prévenu qu’ils interviendraient régulièrement », souriait Clément Poitrenaud, qui officie sous son troisième sélectionneur après Bernard Laporte et Marc Lièvremont. « Patrice est entré dans le vif du sujet. On est en équipe de France, on le voit, on le sent. » Ces interventions ont forcément fait parler, lors de la première conférence de presse des joueurs. Le sourire aux lèvres, Yoann Maestri et Wesley Fofana, deux des nouveaux novices du groupe, ont fait face : « Ca a été vite avec Patrice », rigolait le Clermontois. « C’est normal, ce sont des gens exigeants. C’est peut-être sa façon de fonctionner. » Quant au Toulousain, il avouait avoir « entendu dire » que le technicien biarrot n’était pas souvent muet. « Cela donne des repères rapidement », se réjouissait-il.
Un nouveau système
Au sein d’un groupe où les Mondialistes sont largement majoritaires (22), d’autres retrouvent les Bleus après une absence de courte durée (Poitrenaud), ou beaucoup plus longue (Beauxis, Nyanga, David, Malzieu), alors que trois font leurs premiers pas. C’est le cas des Clermontois Debaty et Fofana et du Toulousain Maestri, ces deux derniers connaissant déjà le Centre national de Marcoussis pour y avoir séjourné dans le pôle espoirs. Mais pour tous, ce premier regroupement avec le trio Saint-André – Lagisquet – Bru est une découverte. « On est sur un pied d’égalité », glisse Yannick Nyanga, de retour en sélection après une éclipse de quatre années. « On apprend à découvrir un nouveau système. » Et tous louent les premiers dialogues : « Il y a beaucoup de communication, c’est ce qui est bien », note le centre Yann David. « L’histoire récente a montré que ça marche quand on communique bien. Cela permet d’avoir des objectifs clairs et précis », ajoute son coéquipier toulousain, Clément Poitrenaud. « Les coaches demandent des trucs bien précis. Même de l’extérieur, on comprenait tout », précisait Wesley Fofana, contraint de suivre la séance matinale du bord du terrain après un coup reçu en bas du tibia lors du match de Clermont contre l’Ulster samedi.
Annoncés lors la sélection du groupe début janvier, les entretiens individuels ont déjà débuté. « Il n’y a pas de planning », explique Poitrenaud. « Philippe a certainement des choses à dire individuellement. » Un grand oral ? « Il ne faut pas le prendre comme ça », corrige-t-il. Une préparation particulière ? « Il faut rester naturel. » Wesley Fofana est déjà passé face à PSA. Une quinzaine de minutes, pour « présenter le projet de jeu, dire ce qu’il attendait de moi. Il a la même philosophie de jeu que moi. C’était plus pour faire connaissance. » Avant vendredi, tout le monde sera passé face à l’un des trois techniciens. Chacun le sait : « On est là pour bosser, on a peu de temps, il faut le mettre à profit pour bien débuter le Tournoi », résume Clément Poitrenaud. Les entraîneurs n’ont pas perdu de temps pour le montrer.



