Brunel: "Si je n'en suis pas convaincu moi..."

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TOURNOI DES SIX NATIONS

Publié le 11/01/2012 à 16:17

Brunel: "Si je n'en suis pas convaincu moi..."

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Par AFP

Italie Jacques Brunel 112011

Jacques Brunel, nouveau sélectionneur italien
© AFP - Maurizio Parenti

Le nouvel entraîneur de l'Italie, Jacques Brunel s'est dit "convaincu" de figurer parmi les prétendants au titre dans le Tournoi des six nations d'ici à trois ans, avant de retrouver la France, "un match particulier", pour ses débuts dans l'édition 2012. Français et Italiens s'affrontent le 4 février au Stade de France. "Je suis venu parce que je crois qu'on peut arriver au haut niveau."

Q: Qu'elle est votre première impression sur vos joueurs?
R: "Mon impression n'a pas changé, je connaissais le groupe, et j'ai pu regarder son parcours à la Coupe du monde. Je n'ai pas utilisé ces deux mois pour découvrir des joueurs que je connaissais, mais pour voir toute la structure du rugby italien, les académies, le championnat d'Exellence (1re division) et les franchises en Ligue Celtique (Aironi et Trévise). C'est cohérent. Je suis venu parce que je crois qu'on peut arriver au haut niveau."

Q: Vous débutez face à la France (4 février), avide de revanche après sa première défaite contre l'Italie (22-21) au Tournoi. Est-ce un piège?
R: "Ce n'est pas un piège de jouer contre les meilleurs, on va apprendre. La France entre temps a réussi des résultats probants (finaliste du Mondial) et sera revancharde, c'est évident, mais ça montrera notre capacité à lutter dans les matches difficiles. Et ça servira à nous mettre dans le bain parce qu'on a l'Angleterre derrière!"

Q: Est-ce spécial pour l'ex-entraîneur des avants Bleus?
R: "C'est un match particulier pour moi, oui. Au début je me suis dit: +Tu dois être le premier à qui ça arrive+. Eh non! Pierre Berbizier aussi a entraîné la France puis l'Italie, je vais l'appeler pour savoir comment ça s'est passé."

Q: Vous les connaissez, cela va-t-il vous aider?
R: "Non, ce n'est pas possible, il n'y a pas une recette: +Pour battre les Français on fait comme ça+, pas de clef. Et ensuite je ne vois pas mon travail comme ça, mais sur des objectifs à deux ou trois ans. Pour l'instant, je n'ai eu que deux fois deux jours avec les joueurs. L'important, c'est l'attitude et le contenu, pas seulement ce match mais tout le Tournoi, après on saura sur quoi axer le travail."

Q: L'Italie ne penche-t-elle pas trop vers l'avant?
R: "Effectivement on peut penser qu'aujourd'hui c'est un petit peu déséquilibré, on a des avants capables de lutter contre les meilleurs, et derrière on a encore une marge de progression. On va essayer de rééquilibrer, de donner un esprit, un espace de liberté à cette ligne de trois-quarts pour qu'elle prenne confiance."

Q: Vous arrivez en Italie avec la réputation d'un faiseur de miracles. Sergio Parisse a dit qu'avant vous, Perpignan (champion de France 2009) était une équipe de paysans...
R: "Il y a très peu de paysans, d'ailleurs, c'est un pays de viticulteurs, attention, c'est un peu différent, si vous leur dites ça ils vont mal le prendre! Ce n'est pas ce qu'on va faire pendant trois semaines qui va améliorer le joueur lui-même, on n'a pas le temps. L'esprit peut s'améliorer, on peut lui donner confiance, mais son niveau a été forgé avant. Les équipes nationales ne sont que la vitrine du travail que d'autres ont fait. Et il y a de très bons joueurs en équipe d'Italie. On va essayer de faire bien fonctionner tout ça."

Q: "Est-ce que vous envisagez sérieusement que l'Italie peut lutter pour la victoire dans le Tournoi d'ici à trois ans?

R: "Mais bien sûr! Si je n'en suis pas convaincu moi, qu'est-ce que je fais ici? L'Italie n'est pas loin, quand même. C'est vrai qu'elle n'a pas beaucoup de victoires à son actif mais elle a contesté beaucoup de nations depuis quelque temps. Je ne sais pas si dans les trois ans on va le gagner, mais il faut qu'on en ait la capacité, le contenu, il faut qu'en début de Tournoi les journalistes disent: +Et l'Italie? Ils peuvent le gagner+."

Q: Mais ce ne sera pas pour cette année...
R: "Non, mais j'espère qu'on va renverser cette impression, j'en suis convaincu, même."

Le service d'information en continu de ce site est produit par la rédaction multimedia du service des Sports de France Télévisions, en collaboration avec l'ensemble des journalistes de la rédaction. Il s'appuie aussi sur les flux des agences de presse, dont l'AFP et Reuters.

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