
Les joueurs néerlandais
© KAINULAINEN / LEHTIKUVA / AFP
Les Pays-Bas, le Danemark, l'Allemagne et le Portugal composent le fameux "groupe de la mort" après le tirage au sort de l'Euro 2012 effectué à Kiev. Les deux équipes qui parviendront à s'extirper de cette poule extrêmement relevée affronteront ensuite les formations qualifiées issues du Groupe A. Beaucoup plus facile a priori.
Marco Van Basten a eu la main lourde avec son pays puisque les Pays-Bas ont hérité d'un tirage au sort des plus compliqués. Les Oranje retrouveront cette fois leurs voisins danois, toujours difficile à jouer, les Portugais de Cristiano Ronaldo, déjà pas vernis lors de la dernière Coupe du monde, où s'ils s'étaient retrouvés avec le Brésil et la Côte d'Ivoire et, last but not least, leur meilleur ennemi allemand. Les confrontations entre ces deux équipes qui se détestent cordialement ont toujours donné lieu à des matchs explosifs, voire à des gestes complètement inadmissibles (on se souvient du crachat de Rijkaard sur Völler en 1990).
Un Pays-Bas-Allemagne qui sent la poudre
Wesley Sneijder (milieu de terrain des Pays-Bas): "C'est un tirage difficile mais un beau tirage. Et pour être sacré champion d'Europe, il faut de toutes façons battre tout le monde. Nous connaissons très bien nos trois adversaires (Danemark, Allemagne, Portugal). Nous les avons rencontrés dans un passé récent voire très récent. Si on parvient à les battre et à sortir de ce groupe, alors nous serons bien partis pour remporter le tournoi. J'ai confiance".
La Mannschaft et les Oranje s'affronteront lors d'un 2e match qui devrait sentir aussi bon la poudre en tribune que sur la pelouse, avec les duels entre Sneijder, Robben et Van Persie d'un côté, Schweinsteiger, Müller et Özil de l'autre. Pour la petite histoire, le dernier affrontement fume encore puisque l'Allemagne, impressionnante pour décrocher son sésame avec dix victoires en dix matches, vient de réduire en cendres les Pays-Bas (3-0) au début de l'automne.
Bien malin en tout cas celui qui parviendra à pronostiquer les deux équipes qui passeront entre les mailles de cette Poule B. Certes, l'Allemagne, l'équipe la plus impressionnante en Europe depuis plusieurs mois, et les Pays-Bas font figure de favoris mais le Danemark, comme le Portugal, n'auront rien d'autre à faire que d'espérer bousculer la hiérarchie. Et, comme s'il fallait un surplus de motivation, les deux qualifiés sont promis à leurs homologues du Groupe A (Pologne, Grèce, Russie, République Tchèque) en quart de finale. Presque une promenade de santé.
Réactions :
Joachim Löw, sélectionneur de l'équipe d'Allemagne: "je crois que c'est le groupe le plus dur, le plus fort et le plus indécis du tournoi. Les Pays-Bas et le Portugal ont des joueurs de classe mondiale, on peut se réjouir à l'avance de duels intéressants. Le Danemark est une équipe difficile à jouer en compétition. Les Danois peuvent prendre le rôle d'outsider et disputer les rencontres sans pression, sans avoir peur. C'est ce qui les rend dangereux. Au sommet de notre forme, nous avons certainement une vraie chance. Mais cela vaut aussi pour l'Espagne, qui reste la référence, et aussi pour les Pays-Bas, qui, avec tous leurs joueurs, seront plus forts que dernièrement à Hambourg. Mais aussi l'Angleterre, la France, les pays organisateurs, l'Italie ou le Portugal doivent être pris en compte."
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Paulo Bento (sélectionneur du Portugal): "On constate que sur les quatre groupes, le nôtre est le plus fort et le plus équilibré (...). Une tâche ardue nous attend pour passer à la phase suivante. Nous nous attendons à beaucoup de difficultés. Nous prévoyons des jeux équilibrés mais difficiles. Le groupe est à tel point équilibré qu'il est difficile de savoir quel serait le meilleur adversaire pour la première rencontre. Nous devons bien nous préparer avant le premier défi, qui ne décidera rien, mais qui est très important."



