Lin-croyable histoire

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Publié le 16/02/2012 à 15:18, mis à jour le 16/02/2012 à 16:20

Lin-croyable histoire

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Par Yohan Roblin

Lin New-York Knicks 022012

Jeremy Lin est le nouveau chouchou du public américain.
© Chris Chambers / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Il lui a fallu six matchs pour mettre l'Amérique à ses pieds. Partout où il passe, Jeremy Lin (23 ans) transcende les foules. Recordman du nombre de points inscrits lors de ses six premières titularisations (161 points), le meneur des Knicks de New-York n'oublie pas d'où il vient. Mais qui est-il vraiment ? Découverte d'un talent à l'état pur.

Outre-Atlantique, la presse l'encense à chacune de ses sorties. La bible des magazines sportifs, Sports Illustrated, va même jusqu'à décortiquer ce phénomène, en Une de son prochaine numéro. En quelques jours, Jeremy Lin est passé du statut de joueur quasi-anonyme à celui de meneur de jeu titulaire des New-York Knicks. Même le président des États-Unis Barack Obama, grand amateur de basket-ball, y est allé de son petit commentaire : se disant notamment "très impressionné" par les performances actuelles du premier Américain d'origine taïwanaise évoluant en NBA. Car le parcours de Lin a tout d'un conte de fée, bien que ses débuts aient été plutôt chaotiques.

De l'ombre...

Diplômé d'économie et malgré un don évident pour le basket-ball, le jeune homme ne trouve preneur lors de la draft 2010 de la NBA. Raison invoquée : l'université de Harvard n'est pas suffisamment réputée pour ses formations sportives. "Être asiatique, non drafté, et sortir de Harvard, cela limitait mes chances d’aller en NBA. Mais je n’avais pas de plan B", a-t-il confié récemment. Déçu, il persévère et se voit finalement convié aux Summer League, où il reçoit plusieurs offres de contrats. Son choix se porte alors tout naturellement sur Golden State, la franchise qu'il supporte depuis son plus jeune âge.

Malheureusement pour lui, son rêve tourne vite au cauchemar. Cantonné au banc des remplaçants, Lin prend la porte dès la saison suivante. Il fait par la suite un passage éclair à Houston, mais encore une fois : il ne convainc pas. C'est alors qu'il surprend tout le monde, en signant pour les Knicks. Là-bas, sa situation ne s'améliore guère (seulement 55 minutes de jeu cumulés). Mais début 2012, en l'absence des superstars Carmelo Anthony et Amar'e Stoudemire, le coach de New-York Mike d'Antoni décide de le titulariser face aux Nets.

...à la lumière !

Pour sa grande première dans le cinq de départ des Knicks, Jeremy Lin livre une très belle prestation (25 points, 5 rebonds et 7 passes). Mais c'est face aux Los Angeles Lakers  qu'il dévoile l’étendue de ses talents : "Lin-sanity" (littéralement "folie" en français) inscrit la bagatelle de 38 points, reléguant même Kobe Bryant (34 points) au second plan. Un luxe. Depuis le phénomène ne s’essouffle pas : le numéro 17 de New York tourne à une moyenne affolante (26 points et 9,1 passes/match). Lin totalise, lors de ses six premières titularisations, 161 points. Très loin devant les scores des anciennes gloires de la NBA. "Je rêvais de ça et maintenant je le vis. Tout le monde est excité et sourit autour de nous. Il y a une énergie nouvelle, ce n'est pas grâce à moi mais à toute l'équipe", a-t-il déclaré sur le site de la Ligue.

Car, en plus d'être indispensable dans le jeu, Lin garde les pieds sur terre. "Il est arrivé et il a insufflé de la vie dans le Madison Square Garden (ndlr : la salle des Knicks). C'est le gamin le plus humble du monde et tout le monde est excité de jouer à ses côtés", a assuré son coéquipier Tyson Chandler. À cela s'ajoute un engouement extraordinaire du public pour le joueur : les maillots floqués se vendent comme des petits pains, tandis que les chaînes asiatiques s'arrachent les droits de retransmission des rencontres des Knicks. Quoiqu'il en soit, Lin n'a pas fini de régaler ses fans. En témoigne son dernier exploit en date, un tir a trois points à cinq dixièmes du buzzer, qui a offert la victoire aux siens face à Toronto (90-87). Une légende est née, "Lin-sanity" ne fait que commencer...

Le service d'information en continu de ce site est produit par la rédaction multimedia du service des Sports de France Télévisions, en collaboration avec l'ensemble des journalistes de la rédaction. Il s'appuie aussi sur les flux des agences de presse, dont l'AFP et Reuters.

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